iGor milhit

Saison intérieure

Déjà six semaines. Pour autant que les mots qui ne me viennent pas soient publiés dans un futur relativement proche. J’écris moins souvent que je ne cours, sans surprise. Encore que j’accumule les brouillons dans l’antichambre de ce blog, dans les feuillets d’un autre carnet. Des traces qui laisseront encore moins de traces, le temps d’une pluie, d’un tapis flamboyant d’octobre et retour à l’humus et enfin devenir terreau.

Mais que fait-on de toutes ces cendres ?

Bien que là, dehors, se consument les dernières flammes de l’automne, ici, dedans, c’est déjà l’hiver, presque plus rien ne bouge, un hiver forcé, rien à voir avec le repos, plutôt un repli, le réflexe de l’escargot face à la curiosité du doigt de l’enfant, face à l’autorité du doigt de la mort, face au chaos qui déborde de toute part, chahuté, encerclé, j’aurais bien voulu me rendre, mais personne…