Où est passée la semaine 37 ?

Le dimanche a été bien occupé, à vrai dire ce lundi aussi et tant mieux, dans bien occupé, il y a bien.

Musique

J’écris ce billet en écoutant du Nils Frahm, plus précisément le morceau All armed qui se trouve dans Encores 3, parce que je l’ai mis en dernier dans un petit mix improvisé, et que je fais suivre par le disque All melodies, histoire d’avoir les mains libres pour les occuper au clavier.

J’ai débuté ce petit mix en écoutant un entretien de Blast avec Adèle Haenel. Il se trouve que j’étais passé à côté de la censure récente de la carte blanche, mais pas trop. Ce qui m’a rappelé cet entretien par Salomé Saqué que j’avais laissé de côté. Je le regarde, et je dois dire que je suis touché par la justesse des propos d’Adèle Haenel. Le titre du livre ne semble pas usurpé, ce serait dommage que ne le lise pas, prochainement. Et je ne devrais pas être surpris, mais je l’ai été. C’est rare une parole qui nous remet les pieds au sol, sur terre, et pas avec des platitudes.

J’ai dû interrompre l’écoute de l’entretien, submergé par un ensemble d’émotions et j’ai passé une petite sélection de morceaux :

  1. Combat d’Ela Minus, dans le disque DIÁ.
  2. Acid Niger par Léonie Pernet, dans le disque Poèmes pulvérisés.
  3. they told us it was hard, but they were wrong. d’Ela Minus, dans le disque acts of rebellion.
  4. Love de Meshell Ndegeocello, dans le disque No more water: the gospel of James Baldwin.
  5. No one ever does de Saul Williams, dans le disque The inevitable rise and liberation of Niggy Tardust.
  6. Et le All armed dont il est question plus haut.

Sinon, cette semaine, j’ai revisité un peu les années 80 à cause de la bande d’annonce du film Notre salut vu dans un entretien d’AuPoste cette fois. On y entend Sounds like a melody d’Alphaville. Je me demande si dans 40 ans on pourra trouver des morceaux qui ont marqué leur moment, mais aujourd’hui. Est-ce que le mode de production du capitalisme actuel fabrique ce genre de chose ?

Du coup, j’ai écouté :

Et puis, rien à voir, mais il y a eu aussi quelques disques de musique baroque (ou que j’identifie comme tel, c’est peut-être erroné, tu peux m’envoyer au diable, je lui transmettrai ton salut, euh, je m’égare) :

Lectures

J’ai terminé le Décolonisons la protection de la nature dont il était question la semaine passée et je reste convaincu que c’est un livre vraiment utile, qui remet une couche de l’idée qu’il est urgent d’en finir avec l’ensemble culturel que j’appelle la modernité occidentale. Plus facile à écrire qu’à faire.

En attendant des livres qui doivent apparaître par la magie du service publique qui existe encore un peu et par les services de la bibliothèque, j’ai commencé un roman : Ainsi va Lipp par Eleonore Frey traduit de l’allemand par Camille Luscher. C’est magnifiquement écrit, du moins c’est ce que reflète la traduction. On ne sait pas toujours qui parle, qui parle de qui, mais au centre (enfin, ça c’est ce que je dis en cours de lecture) il y a l’histoire de Lipp. Beaucoup de poésie et de réflexions sur ce qu’est la vie d’animal humain dans la société contemporaine (ou à peu près), mais ce sont des réflexions suggérées, ouvertes par les événements racontés et la manière dont ils sont racontés.

Fruits et légumes

Cette semaine, chez nos maraîchers et maraîchères bio et locales :

Puisque c’est la deuxième fois que je mentionne les fanes de fenouil, je voulais simplement donner une recette improvisée qui s’est avérée excellente et très simple. L’idée est de faire sauter une courgette, des poivrons de couleurs diverses, un peu de fenouil, un peu de fanes de fenouil, des carottes, le tout dans un bon volume d’oignons et d’ail émincés, avec du piment lactofermenté, du sel, du poivre, le jus d’un citron. Et ça fait une « sauce » qui va très bien pour recouvrir une assiette de pâtes à la farine de Rouge de Bordeaux qui a poussé chez nos maraîchers et maraîchères. Un délice.